Brèves de routard. Torres del Paine, le Disneyland du trek

J’ai failli dédier ce chapitre 2 aux routards israéliens qui terminent leur service militaire et qu’on a rencontrés sur les routes cet été (et qui sont insupportables), mais en fait, ils n’en valent pas la peine (et puis sinon, on va me taxer d’anti-sémite extrémiste islamiste terroriste et d’autres trucs qui finissent en -iste). Allons-y donc pour des impressions mitigées sur la Mecque de la rando, le parc national Torres del Paine, au Chili. Malgré le cadre idyllique, à Torres del Paine certaines situations sont hallucinantes et/ou inacceptables. Florilège :

Bueno, el segundo tema de las « crónicas de mochilero » iba a ser los mochileros israelitas que viajan en la zona en verano, y que te pudren tu viaje porque son muy poco respetuosos y muy desagradables, pero la verdad, No vale la pena que pierda tiempo haciendo eso. Ahora les voy a contar sobre la decepciones y las ilusiones que tenía respecto a mi visita al parque nacional Torres del Paine, en Chile. Sin embargo, como lo van a ver, es un lugar precioso y me dejó una impresión inolvidable. Ahí sigue lo que no me gustó:

So… This new chapter was supposed to be about some unpleasant people (Israeli young soldiers finishing the army) I met during my summer trip, but it’s not worth it. For now, let’s focus on Torres del Paine Chilean national park, where I’ve hiked the « W » trek with a friend this summer. It’s very dangerous to have expectations about a place, it can lead to frustration and/or disappointment. Torres del Paine was to be the highlight of our trip, and it could have been a real drag, hadn’t it been for the great beauty of its landscapes. Enough chit-chatting, here’s what I didn’t like:

1. Les prix, en général. D’accord, c’est un lieu à préserver, et faire payer permet d’entretenir les sentiers. Et encore, quand on voit l’état des sentiers… Et puis personnellement je préfèrerais quelque chose de plus sauvage. Donc, tu paies l’entrée du parc 15000 pesos chiliens ou 32 dollars (environ 25 euros), 12 000 le transfert de Puerto Natales à Torres del Paine, dans un bus où on a été traité comme du bétail (ça me dérange pas de voyager debout, mais de payer pour ça, si), puis comme on voulait faire le circuit W dans l’autre sens, on a dû prendre un bateau (qu’il faut de toute façon prendre au retour, à moins de tout faire à pied) qui nous a coûté 11 000 pesos chacun. C’est supportable, mais ça commence à faire…

1. Los precios. Entiendo que es un lugar que hay que cuidar, que pagarlo permite mantenerlo, aunque me gustaría que fuera mas agreste. Pero es demasiado: 15 000 pesos chilenos (32 dolares la entrada), 12 000 pesos chilenos (30 dolares) el traslado (ida) de Puerto Natales al Parque, en un viaje donde me sentí como en un camión lleno de ganado (vaya vaca lechera, eh), y 11 000 pesos el viaje en barco hasta el punto de inicio del circuito W. Ya se suman bastante los costos, pero bueno, hay peor…

1. Prices. I mean, it’s okay to pay for this national park (in France, National Parks are free) although you could expect better trails, paying that price (however, I’d rather walk in less protected trails). You have to pay the 32-dollar entrance fee, a 30-dollar bus trip from nearest town Puerto Natales to the park, where in the second part we had to stay standing (I don’t mind travelling standing up, what bothers me is paying for it), and to hike the W, another 30-dollar theft to take the boat. It could have been a better beginning, couldn’t it…

2. Le décalage entre les prix pratiqués, le « service » fourni et l’endroit où on se trouve. Ou pour être précis: « Quoi, tu veux me faire payer dix euros le droit de planter ma tente dans un parc national? ». Pour info, c’est le prix que m’a coûté une chambre en auberge (avec ptit dej’ et tout) à Lisbonne. Je tolère complètement qu’on puisse vouloir loger dans ces campings ou dans les refuges du parc mais ce qui est insupportable, c’est qu’on ne laisse pas le choix aux visiteurs de camper dans un endroit tout simple, sans les services demandés par la majorité des gens. Si je veux camper sans payer, je fais comment? Ça pousse au camping sauvage, tout ça.

2. El abismo que hay entre los precios que uno paga y el « servicio » proveído y la incoherencia respecto al lugar que es. A mi no me interesa pagar 50 pesos (argentinos, unos diez euros) solo para tener el derecho de armar mi carpa (tienda, en castellano de España)! No tengo ningun problema con las areas de servicio del parque (miento, la verdad es que me incomoda pero lo soporto), pero no entiendo que uno no pueda acampar « libremente », en zonas donde no se paga y donde se tiene por supuesto que respetar el reglamento del parque. Hay solo dos zonas en el circuito W proponiendo esto. Es poco y fomento el camping salvaje (menos mal que soy un hombre bueno, sino lo haria).

2. The tremendous gap between the place we’re talking about, the prices one has to pay and what these same prices get you. It’s nonsense to have to pay 12 dolars just to have the right to put your tent there! I totally tolerate (but I don’t quite understand) that people willing to pay in the lodge, hostel or whatever, but it bothers me a lot that one cannot simply decide to camp in a « free zone », i.e without organized bathroom, hot water, kitchen… and so on. I thought (and I expected) this hike in El Paine would be a bit wilder. There were only two camping spots like this in the W circuit, it kinda made me want to break the rules and camp outside of the authorized areas . But I didn’t.

3. La foule ! Mais bon, je vais pas me plaindre, parce que c’était inévitable. Il ne fallait pas non plus espérer être tranquilles en pleine haute saison, on l’a bien cherché. Et au final, ce fut une rando inoubliable, au cours de laquelle on a apprécié une succesion de paysages plus beaux et impressionants les uns que les autres, où l’on a fait du stop où l’on est rentrés à l’arrière d’un pick-up, où on a dû négocier avec le chauffeur (bakchich power) pour monter dans un bus qui n’avait qu’une place de libre, etc. S’il fallait le refaire, je le referais (mais au mois de mars) !

3. La muchedumbre ! Pero la verdad, lo esperábamos. En temporada alta, si hay mucha gente en la Patagonia argentina, es peor en el Paine. Al fin y al cabo, fue un recorrido maravilloso, gracias a los paisajes y a algunos « caminantes » que conocimos allí. Ademas hicimos dedo saliendo del parque y tuvimos que negociar un pasaje « ilegal » de autobús, yo subiendo con el chófer (pero no se lo digan a nadie)…

3. The crowd. There was way too much people there, and at first it bothered me. But it as to be expected, in the middle of high season in Chilean Patagonia, there’s no way we would have been alone in the park. Plus in the « middle parts » of the W trek, there were less people, most of the crowd was « daily tourism », people going for a day excursion to the towers or the Grey Glacier. In the end, it was an awesome trip, we went out of the park hitch hiking, had to negotiate with a bus driver so that he’d let us hop on (we were two and only one seat was available), etc. If I had to do it, it would be the same way, except I’d go in March (less people and less wind) !

Torres del Paine albums: Day 1Day 2Day 3

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4 réflexions sur “Brèves de routard. Torres del Paine, le Disneyland du trek

  1. Je prévoir d’aller au parc Torres del Paine, pour y découvrir ces beaux paysages. En ce moment au Canada, j’ai comme toi été supris de payer un droit d’accès aux parcs, dont la règlementation m’oblige à camper dans des emplacement définis, que je dois payer même si je n’en ai pas envie.
    Seulement je me suis rendu compte que beaucoup de pays pratiquent cela : USA, Canada donc, Chili, Argentine, Australie, Nouvelle Zélande…
    J’en oublie sûrement, mais en tous cas les sommes dont tu parles semblent bien dérisoires face aux prix des parcs nord américains.

    • Salut Aurélien, tout d’abord merci pour ton commentaire ! En ce qui concerne le tarif des parcs nationaux, ça ne me dérange pas du tout de contribuer, loin de là. Le « problème », c’est qu’on oublie d’éduquer les gens ou de promouvoir les comportements à adopter dans de tels lieux. Début janvier, une énorme superficie du parc a pris feu suite à la maladresse d’un touriste, et je pense que c’est une conséquence de la surexploitation du lieu. Lors d’une rando là-bas, on avait vu un couple avec un sac de sport (type sac de foot), transporter une gazinière portable…

  2. Daminche dit :

    La prochaine fois qu’on ira à Lisbonne on te prendra l’adresse parce que le camping à Lisbone c’est vraiment m…dique (modique? mirifidique?)

    Après pour info camper en Suède dans un parc naturel est simplement interdit, on est civilisés et on laisse nos traces (même invisibles pour nous, on sent ‘homme quand même) dans des lieux confinés – voir le dernier album des Bidochon pour un traitement métaphysique de la question.

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