Brèves de routard. Tafí del Valle – El Mollar : sobre empanadas, mellizos y menhires

Et voilà, encore un titre bizarre, encore une brève de routard, encore des tentatives de rimes à tout hasard… Bref, aujourd’hui, je vous emmène dans la province de Tucumán, à Tafí del Valle, ville très fréquentée l’été (et l’hiver) et connue pour son fromage, entre autres. L’accès à Tafí est magnifique: une route serpentant dans la vallée (d’où le nom), sorte de porte au nord-ouest argentin. Et c’est ici qu’a commencé ma semaine de vacances dans le NOA, cette année (j’avais passé la première semaine à Buenos Aires). Au menu du premier jour, un parcours d’une quinzaine de kilomètres entre Tafí et la localité d’El Mollar, qui se trouve là-bas au bout, près du lac que vous voyez au fond, qui est en réalité une digue. La photo a été prise d’un point de vue en sortie de la ville après une petite montée au Mont de la Croix (Cerro de la Cruz) :

No se preocupen, van a entender perfectamente el título – una vez mas, raro – después de haber leído esto.  Hace como un mes, me fui una semana al Noroeste argentino, de vacaciones. Y empecé mi viaje en la linda localidad de Tafí del Valle, lugar conocido por su queso (muy rico) y asaltado por los turistas en verano como en invierno. Llegar a Tafí es muy bonito : uno recorre una ruta sinuosa en pleno valle, llegando a unas de la puertas al NOA profundo. El primer día, me fui a caminar de Tafí al Mollar, un pueblo quedando a unos quince kilómetros, cerca del dique que se ve en el fondo de esta foto, tomada en un punto de vista cerca del Cerro de la Cruz, saliendo de la ciudad.

Je continue mon chemin, suivant le semblant de rivière qui, selon moi, mène jusqu’à la digue; je me lance dans des zones humides envahies de chevaux pépères, qui me regardent marcher et doivent ricaner de me voir faire demi-tour quelques mètres plus loin, car en effet, pas moyen d’avancer plus au-delà de cet endroit, là sur la photo. Tant pis !

Entonces sigo, siguiendo ese río, lo que en este momento me parece una buena decisión, porque me va a llevar al dique. Me meto en una zona turba, donde me ven pasando algunos caballos muy mansos, descansando tranquilamente y probablemente riéndose silenciosamente cuando, un rato después, me ven volver porque el camino se terminaba ! Pues nada, « pego la vuelta » y busco otro camino! Abajo pueden ver mi « calle sin salida »:

Et du coup, me voilà sur un sentier, et je vois cet homme qui transporte des tas de cartons attachés les uns aux autres par un fil… Je lui demande si je suis sur le bon chemin, et on commence à faire la conversation, et tant qu’à faire je l’aide à porter ses cartons, chacun prenant un côté du paquet. Figurez-vous qu’il transportait des cartons vides, il se dirigeait vers la capitale de la province, San Miguel de Tucumán, et allait acheter des « masitas », en somme des pâtes pour desserts et autres viennoiseries. Originaire de Famailla, apparemment la capitale nationale de l’empanada (comment j’ai pu louper ça?), il se consacre à la vente de pâtisseries et vivote de petits boulots. Il finit par m’expliquer un peu l’histoire de cette grande fête dans son village d’origine, ainsi que d’autres traditions, comme la « Fête des Jumeaux » (si si, je vous jure). Je sais pas pourquoi, mais j’ai comme envie d’aller faire un tour à Famailla, un de ces quatre. Finalement, on continue notre bout de chemin jusqu’à El Mollar, où je m’arrête près du ruisseau (photo) et casse la croûte, armé de mon coutal, de pain, fromage de Tafí et de « dulce de batata », pâte de patate douce en français dans le texte.

Siguiendo el sendero al Mollar, aparece un señor caminando, y llevando (muchos) cartones, atados juntos por un hilo. Le pregunto si éste es el buen camino, y de paso le ofrezco ayuda y terminamos repartiendo el peso de los cartones y charlando en la ruta. Estos cartones estaban vacíos, él se iba para San Miguel de Tucumán, capital de la provincia, a comprar masas que iba a usar para hacer masitas (allí empecé a tener hambre) que después vendería en el pueblo. Oriundo de Famailla, la capital nacional de la empanada (por qué vine tan tarde?!), me habló de las tradiciones del pueblo, donde destaqué la fiesta de los mellizos (sé que hay fiesta para todo, pero hasta los mellizos!). Esta conversación insólita y muy pero muy interesante me dio ganas de ir algún día a Famailla… Finalmente llegamos al Mollar y nos separamos, me siento a la orilla del riachuelo (es la foto que ven abajo) para almorzar, con algo de pan, queso de Tafí y dulce de batata.

Et je termine donc à El Mollar, où je profite de la vue sur la digue, du soleil de plomb et d’un petit « musée des menhirs », genre mini parc thématique. Incroyable mais vrai ! La preuve en photo, ici. Et pour plus d’images et de meilleure qualité, c’est comme d’habitude sur le Picasa !

Se termina entonces la caminata en el Mollar, con vista sobre el dique en un día super soleado, y una visita a un « parque temático » sobre menhires (estas piedras erectas ‘no se sabe por qué ni cuando’). Para mas imágenes, o de mejor calidad, es como siempre, en la pagina Picasa !

C’est à moi que tu parles?!


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3 réflexions sur “Brèves de routard. Tafí del Valle – El Mollar : sobre empanadas, mellizos y menhires

  1. Daminche dit :

    Moralité… il faut toujours avoir un peu de conversation dans la poche, au cas où on croise un vieux qui trimballe des cartons vides

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