Brèves de routard. Force bleue !

Non, il ne s’agit pas d’un remake argentin de Bioman, mais encore une fois, d’un compte-rendu de vadrouille au sein de paysages magnifiques, avec des inconnus, des gens rencontrés au hasard du voyage. En décembre, à l’occasion d’un week-end prolongé (c’est fou, il y a autant de jours fériés qu’en France, au moins ça dépayse pas !), je file à El Bolsón, histoire de profiter du coin avant l’arrivée des hordes de touristes en janvier/février, et me faire la célèbre rando du Cajón del Azul. Le Hielo Azul est un glacier, trônant là-haut, collé au mont Hielo Azul. Et pour couronner le tout, dans la région coule le fleuve bleu, le Río Azul. Vous aurez donc compris le titre ! Je commence d’abord à découvrir les lieux, louant un vélo, faisant une partie du circuit du Río, et allant jusque la tête de l’indien, la Cabeza del Indio, qui n’a rien de remarquable, tant tous les villages, mais tous sans exception, en Argentine comme au Chili, possèdent la leur.

Una vez mas, se viene un cuentito de viaje, protagonizando – como siempre – gente nueva y paisajes bonitos. Esta vez, me había ido al Bolsón, ya que tenía un fin de semana largo (que hay tantos como en Francia, así no extraño mi país) y quería aprovechar de que fuera en Diciembre para evitar las manadas de turistas de enero, para hacer una caminata famosa, la del Cajón del Azul. Por eso el titulo « Fuerza Azul », el trek siguiendo la orilla del Río Azul, subiendo al Cerro Hielo Azul para ver su glaciar, y terminando en la zona del Cajón del Azul, donde el río adquiere su caudal. El primer día, alquilé una bici y me fui recorriendo lo que llaman el Circuito Azul, descansando a la orilla del río, caminando a ver cascadas y la famosa Cabeza del Indio, que la verdad es igual a la que tiene cualquier lugar del país, incluso de Chile !

Malheureusement, Mario, un ami qui devait me rejoindre plus tard, eut quelques soucis avec son bus (enfin, de réservation) et il m’annonce qui n’arrivera qu’à 20h. En gros, la randonnée risque d’être compromise… Que faire? L’attendre, ne pas faire le circuit, alors que j’étais venu ‘exprès’ pour ça? Ou rester, faire autre chose? Comme je suis un gars gentil, mais pas trop, donc un peu égoïste, je décide d’y aller quand même et de donner rendez-vous à Mario au refuge au milieu du circuit. Dans le temps, j’avais rencontré une Française qui vit à Québec, Géraldine, et un Espagnol vivant en Allemagne, Jesús. La « team des expatriés » file donc vers la première étape, le Hielo Azul et son glacier. À la fin de la première journée, passant près du fleuve, au milieu d’une magnifique forêt et après la vue sur la vallée, on arrive au refuge, laissant le glacier pour le lendemain.

Estaba esperando a Mario, un amigo que iba a llegar al día siguiente para empezar el viaje. Pero este chico esperó el ultimo momento para comprar su pasaje de autobús y no había lugar! Iba a llegar a las 20hs, o sea empezaríamos la caminata el día después, y el tenía a penas tres días. Estaba obligado a elegir: lo espero y hacemos otra cosa? Había venido « a propósito » para este trekking, pues después de pensarlo bien, surgió mi lado egoísta y decidí ir de todas formas, avisándole a Mario que nos juntaríamos en el refugio Cajón del Azul. Mientras dudaba, había conocido a Géraldine, una francesa que vive en Québec, y a Jesús, un Español residente de Alemania. Así que el « team de los inmigrantes » nos fuimos hacia el Cerro Hielo Azul y su glaciar, en un primer día hermoso, bordeando el rio y luego adentrándose en bosques nativos, llegando a un valle encantador y terminando el día en el refugio Hielo Azul, dejando el glaciar para la mañana siguiente.

Du refuge, on se dirige vers le glacier, attaquant la neige après les pierres, arrivant à la lagune du glacier… congelée ! Eh oui, le petit lac vert se dérobe à notre vue, et à la place se trouve une belle flaque blanche. Ceci dit, c’est (presque) tout aussi beau. La preuve :

Del refugio, subimos al glaciar, caminando en la nieve después de terminar con las rocas, y llegamos a la laguna… congelada ! Dicen que suele ser verde, pero aun así un poco gris/verde/blanca, es igual de preciosa :

Puis on redescend en direction du refuge, et de là, nous partons vers de nouvelles aventures, ou en tout cas, pour le refuge Cajón del Azul. On fait une halte au lac Natación et l’on repart, dans un jeu de montées-descentes nous conduisant dans la vallée du Río Blanco et ensuite vers le Río Azul.

Luego, bajamos de nuevo al refugio y nos dirigimos hacia el cajón, pasando por el lago Natación (y dar un chapuzoncito) y llegando cerca del Río Azul, en una sucesión de subidas/bajadas donde las rodillas sufren.

Puis c’est l’arrivée au refuge du Cajón, où dans un scénario digne d’une sitcom brésilienne, je retrouve Mario, arrivé tard mais qui a pu nous rejoindre. Le maître des lieux, Atilio, de mère française – son accent se note tout de suite, un argentin qui prononce le ‘r’ à la française, ça ne court pas les rues, et encore moins les refuges de montagne – nous accueille avec un bon mate – gratuit, inimaginable par les temps qui courent – et le réconfort d’un lieu paisible et chaleureux. On découvre aussi son jardin, avec ses épinards, blettes et… de la rhubarbe !!! Je m’en emporterai un peu, bien que ce soit déjà plus de saison, pour faire un crumble à la maison. Miam !

Le lendemain, on se rend vers la « naissance » du Río Azul, l’endroit où celui-ci devient plus étroit et acquiert le fort débit qu’on lui connaît. On s’aventure un peu plus loin, apprenant qu’il existe un lieu appelé Los Laguitos à une vingtaine de kilomètres de là, et j’ai déjà des envies de revenir. Mais… il est temps de retourner vers le village !

Por fin llegamos al refugio del Cajón, y en una situación que pareciera sacada de un guión de novela brasileña, ahi está Mario, quien había hecho el viaje del Bolsón al Cajón ! El dueño, Atilio, un Argentino criado por su mamá francesa – así que es una persona que habla perfectamente castellano pero pronuncia las ‘r’ como yo – nos recibe con unos mates, y el calor y la paz del muy bonito refugio que tiene. Conocemos también a su huerta, llena de espinacas, acelga, frutas rojas y… ruibarbo ! Me llevaré algo conmigo para cocinarlo después en casa.

El día siguiente, caminamos hasta el « nacimiento » del río, el lugar donde se encajona, como dicen (y de allí viene el nombre de cajón); también alcanzamos ir un poco mas lejos y recorrer la zona, llegando a otro refugio. Allí me dicen que hacia la cordillera, cerca del paso con Chile, queda Los Laguitos, un lugar que me describiran después en en Lanin. Y apenas dicho eso, las ganas de volver y/o de seguir viaje aparecen, como unas chispas en el cerebro. Será para una próxima, porque hay que emprender la vuelta !

Et après moultes aventures, trois beaux jours de marche, de jolis paysages et d’émotions fortes, on amorce le retour à la civilisation, en attendant la fin du long week-end et le retour en bus. Ce n’était que le début d’une longue période de démangeaison, de fourmis géantes dans les pattes…

Es así que terminamos, volviendo a la civilización y pensando en estos tres días donde estuvimos metidos en hermosos paisajes, con buena gente. Pero recién empezaba lo que se describiría como « tener hormigas en el culo » (en Francia las tenemos en las piernas) !

Géraldine, Jesús & Mario

Pour plus de photos : https://picasaweb.google.com/aabdelb/ElBolson

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3 réflexions sur “Brèves de routard. Force bleue !

  1. Damien dit :

    j’ai du mal à savoir s’il fait chaud ou froid… j’ai l’impression que la flore luxuriante côtoie les glaciers tout congelés ?

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