Brèves de routard. Laníncreíble !

Je vous préviens, il va encore falloir vous accrocher à ce qui vous sert de siège. Nico m’avait parlé (pour ne pas dire bassiné) de l’ascension du volcan Lanín et petit à petit l’idée fit son chemin. Alors une fois de retour en Argentine – à la « maison » – et installés a Junín de los Andes, notre base pour cette expédition, on étudie le climat, les options de le faire avec ou sans guide, et on se décide à y aller comme des grands, sachant que de toute manière beaucoup de groupes montent et que les conseils, en montagne, c’est gratuit. Et puis, on n’est pas des Mickey non plus, a priori en bonne condition physique et pas trop trop bêtes (quoique)… On s’apprête donc à louer le matériel, lorsque Noémie, l’employée de notre fournisseur de matos, nous indique qu’elle n’a plus de radio disponible. Car en effet, il faut partir avec son walkie, cela fait partie de la liste d’équipement obligatoire, sous peine de se voir refuser l’entrée du parc. Moment de flottement, de déception et d’agacement, pas zen du tout quoi.

Voy a intentar ser breve, ya que tenía pocas ganas de traducir todo esto al castellano. Después de recorrer Chile, cruzamos de vuelta « a casa » llegando a Neuquén, para subir al volcán Lanín. Decidimos hacerlo sin guía, por razones de presupuesto y porque sabíamos que allí arriba, igual íbamos a encontrar otros grupos, probablemente guiados. Al momento de alquilar el equipo, Noémie, la muchacha de la tienda, nos dice que no tiene mas handy, y sin equipo de radio… Chan !

Heureusement, le monde est formidable et la charmante Noémie me rappelle sur mon portable, me disant qu’elle a mis à charger la radio qu’elle avait en sa possession, et qu’elle nous attend devant la boutique, à 6h le lendemain matin pour effectuer la location. Car il faut aussi savoir que le seul transport « autonome » est un bus qui traverse la frontière, s’arrête dans le coin et part à 6h45 le matin. Comme je le disais donc, le monde est magique, tout se passe comme sur des roulettes, on récupère le tout, et nous voilà, vers 7h30, ayant le volcan en vue à travers la vitre du bus, au lever du soleil…

Pero la vida es bella, el mundo bonito y somos afortunados. Noémie me vuelve a llamar, diciendo que puso a recargar su propio equipo (que tiene en la tienda) y nos cita a las 6 de la mañana, para entregar todo. De allí, a las 6.45, tomamos el único transporte « público » que nos permite acercarnos al parque nacional, un autobús yendo a Chile que nos deja cerca del paso Tromen. Al final, todo sale bien, y como aperitivo, está el amanecer sobre el cerrito, visto desde la ventana del « bondi » :

Et donc, après l’inscription auprès du personnel du Parc et de la vérification (un peu sommaire) du matériel, nous voici partis, pour vivre notre propre histoire, comme le dit si bien le panneau. Puis on continue, jusqu’à la fameuse « arête de poisson ».

La rando se passe très bien, on profite d’une vue toujours plus belle, le premier refuge, le militaire, est passé vers les 2300 mètres, on s’arrête papoter un peu et puis on file, direction notre abri, le CAJA, celui du Club Andin de Junín. Et là, on commence déjà à sentir ce que va être l’attaque du sommet :

Pasando la famosa Espina de Pescado, y siguiendo subiendo a buen ritmo, llegamos al primer refugio, el militar, y luego paramos donde nos asignaron estar, en el refugio CAJA, del club andino de Junín, a unos 2300 metros de altura. Ya tenemos un vistazo de lo que nos espera:

Après avoir déjeuné, fait une petite sieste, fait fondre de la neige pour avoir de l’eau, et surtout, après être resté autant de temps à observer le cône, une soupe et puis au lit ! Le départ est prévu pour 3h30-4h le lendemain matin, de sorte à avoir de la neige dure et minimiser les risques. Seulement, nous, comme je vous l’ai dit, on n’est pas des guignols. J’ai décidé de passer une sale nuit exprès, et de laisser le troupeau partir, pour finalement mettre les gaz vers 4h45, un peu tard mais rien de grave. Commence la montée, à la frontale, et après un moment, après les premiers contacts avec les crampons, on se sent bien, on monte, vite, bien vite, d’ailleurs.

En randonnée, il faut penser aux pauses pour se désaltérer. Et attention, si jamais votre compagnon de voyage vous demande de lui « tenir la gourde », je vous conseille la prudence :

Et peu à peu, sûre de son fait,  la lumière naturelle crée sa brèche, et le spectacle s’offre à nous :

Después del descanso en el CAJA, del almuerzo, de derretir nieve para cocinar etc, nos acostamos y a las 4h45 de la madrugada, luego de una mala noche, arrancamos. El camino sube, la aclimatación a los grampones va muy bien, subimos rápido, realmente rápido. Y poco a poco, el sol decide empezar su jornada y ser nuestra compañia de aventura. Gracias a él, porque nos ofrece un espectáculo « sonido y luces » impresionante :

On a même eu droit à l’ombre du géant, avec en fond le volcan Villarrica, au Chili…

Como pueden ver, se observe la sombra del gigante, al lado suyo estando el Villarrica, en Chile.

Et arrive la glace, l’utilisation des piolets, le petit détour à droite alors qu’il aurait fallu passer à gauche. La fatigue commence à se faire sentir, mais il reste dix minutes, alors on se tait, on les fait, et puis on arrive au sommet. Et là, ben, euh… Les mots ne sont pas inutiles, seulement ils ne peuvent décrire avec exactitude l’état d’esprit, le mélange de sensations, le tumulte de pensées, la respiration légère dans l’aussi léger vent de la cumbre… On y est, on est contents, et… c’est beau.

Y pasamos a las piquetas, nos equivocamos levemente de camino, se empieza a sentir el cansancio , pero quedan diez minutos, y al cabo de este periodo… Se nos fueron las palabras. No es que sean inutiles o superflues, pero no se puede describir exactamente la mezcla de sensaciones, los pensamientos, el aliento tan ligero como soplaba la brisa de la cumbre… Llegamos, estamos allí… y es hermoso.

Dans la série : « un Bolvien au Lanín »

Puis il était temps de redescendre, retourner d’abord au refuge, puis tout en bas ! La première partie fut agrémentée d’un peu de luge, parce que bon, c’est pas tous les jours qu’on se fait un volcan, n’est-ce pas? Et on ne se moque pas, Nico aussi est tombé, et il allait vachement moins vite que moi (attention au démarrage, ça part au quart de tour) :

Pero ya era hora de regresar, o mejor dicho, de bajar! Si el ultimo tramo resultó aburrido, la primera parte fue divertida, a toda velocidad – casi. Aquí pueden admirar los dos estilos de culipatin de los senderistas:

Et je vais terminer sur une dernière anecdote : alors qu’on faisait du stop afin de rentrer le jour même sur Junín, et que le retour commençait à se compliquer, surgit du lac Tromen une Ford Falcon, véhicule de légende en Argentine. Un couple originaire d’Azul, province de Buenos Aires, accompagné de Juan, leur fils, nous embarque avec nos sacs dans le coffre – qui est fermé grâce à une corde – et lors du voyage, la conductrice (mince, j’ai oublié son prénom) nous explique que nous les êtres humains, sommes en train de nous détruire en tant qu’espèce (la discussion avait commencé en abordant le sujet de l’économie d’énergie et d’eau) et que « ça suffit d’être aussi cons ».

Mientras estamos haciendo dedo y conversando con una chica alemana – que también había hecho cumbre sin guía, surge de los alrededores del lago Tromen un Ford Falcon, momumento argentino con ruedas. Adentro, una familia oriunda de Azul, ciudad de la provincia de Buenos Aires. Las mochilas van en el baúl, atado con una sola soga, atrás seguimos teniendo una vista hermosa sobre el Lanín, y para colmo la conversación es muy interesante. La conductora nos hablaba de las derivas del consumismo, de la necesidad urgente de ahorrar el agua y la energía, de gestionar mejor los desechos, y como para darle un golpe mas al mundo consumista y capitalista en el que vivimos, dijo casi textualmente, en buen argentino : « Tenemos que dejar de ser boludos y pensar como una misma especie. Basta de cagadas ».

Sérieusement, la vie est loin d’être drôle tous les jours, mais parfois, selon les circonstances, et pour certaines personnes chanceuses dont j’ai conscience de faire partie, le monde est for-mi-dable.

La vida no es divertida todos los días, es cierto, pero para algunos afortunados, en los cuales me puedo incluir por la tremenda suerte que tengo, se lo digo una vez más: el mundo es maravilloso.

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2 réflexions sur “Brèves de routard. Laníncreíble !

  1. un peu déçu de voir que vous avez troqué le réchaud-canette de Nico pour le réchaud à essence !
    Notre ascension quelques semaines plus tard sera plus… comment dire épique !

    Laure & Olivier – Un pas de côté
    Au plaisir de se rencontrer

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