Brèves de routard. Il n’y a que Lonquimay qui m’aille !

Lors de mon dernier voyage, avec Nico on a principalement eu deux activités : découvrir le monde (naturellement) et… faire des blagues vaseuses. Le titre de l’article est ainsi l’un des nombreux jeux de mots moisis qui ont fusé cet été. Mais revenons à nos moutons avec le circuit Lonquimay, volcan se situant dans la région de Temuco, au centre de la réserve Malalcahuello-Nalcas – prononcer « Malalca-ouais-yo ». Un couple de français, Charlotte et Arnaud, rencontrés à Caleta Tortel, nous avaient raconté un peu l’endroit, et étant donné que le Villarrica serait à coup sûr assailli par les touristes, et que ça ne correspondait pas vraiment à l’esprit du voyage, l’option était envisageable. Et puis le trip était alléchant : environ cinq jours à faire le tour du volcan, passant par un champ de lave, des forêts d’araucarias – un sacré bel arbre – entre autres, sont les arguments qui nous ont décidés à faire cette rando. Après l’arrivée dans le village de Malalcahuello, les dernières provisions achetées et la visite dans le bureau de la CONAF (administration des parcs), nous étions partis. Il est 16h30 (oui, c’est un peu tard), les touristes s’engouffrent dans le chemin qui les mènera vers un sentier merveilleux…

Disculpen el titulo, es un chiste en francés que no podría traducir. Hoy les voy a contar un poco sobre un circuito que hicimos el verano pasado, alrededor del hermoso volcán Lonquimay, cerca de la ciudad chilena de Temuco, en el corazón de la reserva natural Malalcahuello-Nalcas. Habíamos conocido a una pareja de franceses en Caleta Tortel, que nos habían recomendado hacer esta caminata. El problema era que demoraba unos 5 días, lo que nos hizo dudar en realizar el trekking. Pero al final nos fuimos, sabiendo que el recorrido se podía acomodar (y que eramos tremendos caminantes, jaja). Pues luego de pasar por la oficina de la CONAF (parques nacionales), a eso de las 16.30, empezamos rumbo al volcán, su campo de lava y sus bosques de araucarias, unos de los mas bonitos que vi en mi vida!

La première étape nous mène à travers une sublime forêt d’aracaurias, ces arbres-champignons-guirlandes de Noël, et s’offre déjà à nous le Lonquimay, fil rouge de la marche à accomplir. On est en avance sur les temps indiqués par le guide, on pousse donc jusqu’à trouver un point d’eau – important pour la suite de la rando – et lorsque le jour commence à poindre, et après avoir bien marché, le lieu idéal se présente tout seul. Nous avons le Lonquimay derrière nous, et devant une magnifique vallée, couronnée d’un beau coucher de soleil, et détail non sans importance, un silence absolu. Et quand je dis absolu, je ne mens pas : pas de vent, pas d’insectes, pas de bruits d’animaux… C’est impressionnant, et pour le coup, il faudrait se mettre à chanter Life On Mars de David Bowie. Mais on opte pour le silence :

El primer tramo de nuestro largo recorrido nos lleva entonces en un bosque de araucarias, especies de árboles-hongos-guirnaldas de Navidad, y a penas entrados en el bosquecito inicial, podemos ver aparecer el Lonquimay, como hilo conductor de la caminata. En busca de un punto de agua, donde haremos noche, seguimos un poco mas allá de donde habíamos previsto, y nos encontramos de repente en otro planeta. Se esta poniendo el sol, la luz es increíble, y durante un largo rato, no se escuchará nada, ni el viento, ni los insectos. Se trata de puro silencio… Habremos llegado a Marte? A pesar de las ganas de cantar Life on Mars de Bowie, decidimos callar y mirar este regalo de la naturaleza:

Le lendemain, commençait « la » grosse journée. Comme je vous l’avais dit, le but était de grignoter du temps sur le parcours indiqué par le guide, afin de traverser plus vite du côté argentin, et aussi parce qu’apparemment, la pluie s’annonçait deux jours plus tard. C’est donc à un rythme constant et rapide que nous parcourons les quelque 30 kilomètres de l’étape, en prenant ceci dit le temps de faire des pauses et surtout d’admirer les paysages se trouvant face à nous, les mélanges de couleurs, la végétation…

Al día siguiente empezaba el tramo pesado que les contaba antes. El objetivo era tener un ritmo rápido y regular, sostenido todo el día, para ahorrar tiempo y llegar mas temprano. Ademas, los pronósticos decían que el clima se iba a deteriorar, pues con más razón, había que « meterle pata ». A este ritmo constante, recorrimos unos 30 kilómetros, pero sin olvidarnos de  sacar fotos, hacer pausitas y disfrutar del paisaje, estas mezclas de colores, la vegetación…

Petit à petit, la boucle se referme, on s’approche du Lonquimay et son cratère Navidad (en haut à gauche) – car l’éruption eut lieu le jour de Noël -, un monticule de cendres accumulées qui, finalement, mesure environ 100 mètres de diamètre ! Encore une fois bluffés par les couleurs, le rougeâtre du bout du cratère se mêlant au gris/noir du sable environnant, on continue d’avancer, déjeunant à un point de vue sur le volcan (terrasse en volcan, et tout ça gratuit). Puis l’on termine la boucle, et la dernière partie étant banale et surtout longue pour pas grand-chose, on décide donc de faire du stop. Quelques minutes plus tard, surgit une voiture que l’on avait vue à l’aller: à son bord, un historien et une documentaliste chiliens, passionnés des chemins de fer et de l’aviation (pour de vrai). On discute, on apprend des tas de choses sur les indigènes, le train, et la vie au Chili, et l’on a même droit à un tour de manège dans le tunnel Lonquimay, qui passe sous la montagne. Après quoi, on est déposés près de la CONAF pour y passer la nuit et repartir le lendemain avec nos sacs, et surtout nos têtes, chargés d’anecdotes. Je vous l’ai dit, le monde est formidable.

Y poco a poco, la vuelta se cierra, llegamos al cráter Navidad, un volcancito creado por la erupción del Lonquimay (el dia de Navidad, justamente) cuyo diametro mide alrededor de 100 metros! Una vez más, quedamos asombrados por los colores, los tonos de rojo añadiéndose a los grises raros de la arena de las pendientes, los cerros blancos en el fondo, la roca volcánica… Ya era tiempo de seguir, el ultimo tramo del trek era aburrido, pues decidimos hacer dedo, aver si nos llevaba alguien hasta el pueblo. Y el colmo de nuestra suerte hizo que una pareja compuesta de un historiador y una bibliotecaria nos paseó, contando historias del ferrocarril, de la aviación, de las poblaciones indígenas y llevándonos bajo el túnel Lonquimay. Que bonito aprender tantas cosas en tan poco tiempo! Al final llegamos a la oficina de la CONAF donde acampamos, para salir al día siguiente hacia la frontera. Se terminaba el viaje en Chile, íbamos a volver a Argentina con las mochilas y las cabezas llenas de recuerdos. Y como ya lo dije varias veces, el mundo es maravilloso.

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