Brèves de routard. O mundo é formidável.

Pourquoi donc cette phrase, et pourquoi en portugais? En voyage, avec Nico (eh oui, encore lui!), à chaque fois qu’une situation semblait compliquée, surgissait une (ou plusieurs) personne de nulle part. Elle facilitait notre voyage tout d’abord, et laissait une trace indélébile de son passage. Et nous avions l’habitude de dire, à chaque fois qu’un pépin se résolvait, ce fameux « le monde est formidable ». Aujourd’hui, je voulais vous raconter un de ces moments, que j’ai eu la chance de vivre au Brésil, mais seul cette fois-ci.

A ver. Por qué un titulo de nota en portugués? Y qué es esto, que el « mundo es formidable »? En realidad, varias veces durante mis viajes, acompañado del gran amigo Nico (siempre él!), cada vez que surgía alguna complicación, aparecía alguien o algo. Soltaba las trabas del viaje en primer lugar, y luego dejaba un recuerdo en tinta imborrable. Y siempre, como testigos de esta suerte del viajero, agradeciendo a nuestro invisible ángel de la guardia, solíamos enunciar esta oración, « el mundo es maravilloso ». Hoy me toca contar uno de estos momentos, pero sin mi dupla viajera.

L’été dernier, j’ai eu la chance de connaître le Brésil, et notamment le ‘Parc National’ Chapada Diamantina (on y reviendra). Parmi les sentiers proposés, il y en avait un reliant le Valé do capão, où je campais, au pic du Père Inacio (Morro do Pai Inacio). Seulement, là-bas, on me déconseilla d’y aller sans guide (c’est long, tu ne connais pas, tu vas t’y perdre) etc etc… Oui mais voilà, je suis un peu radin, j’ai une boussole et un peu d’expérience en rando. Allez, on se lance, et comme on dit chez nous, inch’allah… Me voici donc parti pour une belle journée de randonnée qui commence par un petit voyage en moto-taxi! J’avais déjà eu l’occasion de connaître ce mode de transport en Colombie mais ça m’a fait bien plaisir de le retrouver !

El verano pasado, por primera vez fui a Brasil, tuve la inmensa suerte de viajar por el famoso y pintoresco « Nordeste », y dentro del recorrido, estuve en el « Parque Nacional » (esto también será objeto de una nota) Chapada Diamantina. Dentro de los senderos a disposición del caminante, uno conectaba el « Valé do Capão », donde me encontraba, con el cerro del Padre Ignacio (Morro do Pai Inacio). Me interesaba mucho el camino, parecía precioso y se podía hacer en un día. Sin embargo, todos los « guías » me recomendaban contratar a alguien (por su puesto), y argüían que si iba sin guía, me iba a perder. Soy un poco « rata » como dicen los argentinos, y sobre todo, tengo una brújula, me manejo mas o menos en la montaña. Entonces, vamos, y como decimos en árabe, inch’allah! El día estaba hermoso, y con esta predisposición emprendí mi viajecito, comenzando por unos 12 kilómetros recorridos en moto-taxi – recordándome Colombia – hasta el principio del sendero.

pai inacio

C’est donc parti pour la marche, et c’est vrai, le chemin est compliqué ! Il y a des tonnes de petits sentiers qui semblent tous mener au Pai Inacio. Heureusement, mon appareil photo/boussole, instrument de navigation et loisir du 21e siècle, m’aide à ne pas perdre le nord et je passe sur de blancs sentiers, à travers un bois brûlé, je zigzague et traverse plusieurs cours d’eau ou je trempe aussi mes pieds lors de pauses, avant de voir un pont, et des camions en hauteur, circuler sur la route. J’y suis presque ! Je traverse le pont, croise un beau serpent, un « cobra coral » (je ne sais plus si c’était un vrai ou un faux serpent corail), puis je marche sur la route menant à mon mont (encore 2/3 kilomètres d’asphalte).

Empieza entonces el camino. Sendero de tierra blanca, pájaros verdes, hojas rojas, amarillas, bosquecitos negros por la quemadura, aire dulce y caliente, silencio compacto. Paso cerca de una casita, donde un perro me recibe y me indica que estoy en el camino indicado. El sendero no es fácil, pero voy bien. Los riachos y cursos de agua cantando me guían y acarician mis pies descalzos en las breves pausas, mi brújula/cámara, como un instrumento del navegador moderno, aprueba cada uno de mis pasos, el norte húmedo y rojo se acerca, los cerritos del Pai Inacio se hacen lomos de elefantes, ya estoy llegando. Y finalmente, cruzo un puentecito, cruzo una cobra coral (ay, veneno!), cruzo la carretera. Quedan un par de kilómetros para finalizar mi cruzada del día.

pai inacio1

Une fois arrivé, je monte et le spectacle peut commencer, ou devrais-je dire, continuer! Le coucher de soleil, les différents points de vue à 360 degrés, le regard dirigé au loin (et plein de satisfaction) vers le Capão, d’où je viens, les photos potentielles (comme celle du reflet de la montagne sur une flaque à côté de laquelle je me tiens) font que je me sens serein là-haut. Mais il faut (déjà) penser au retour, et surtout: comment vais-je rentrer, à la nuit tombée, jusqu’au Capão?

Al llegar, subo al « mirador » y comienza el espectáculo. O mejor dicho, ¡sigue! Puesta en escena del sol. Reflejos rojizos goteando en charcos. Viento resonando en pozos de acantilado. Todos los ingredientes hacen su efecto: se cocinó, a lo largo del día, un rico caldo de serenidad. Pero ya tengo que pensar en la vuelta, en como llegar de nuevo al Capão!

pai inacio2

Apparemment, il y a un bus, qui va de Lençois jusque Palmeiras, ville de laquelle je peux rejoindre mon camping ensuite. Mais le bus passe de nuit, en général, ou ne s’arrête que s’il a de la place, ou ne s’arrête pas, ou alors ne passe pas tout le temps… Euh, devant l’incertitude, une seule chose à faire: rien. Je descends donc du Pai Inacio, prêt à faire du stop et voir où cela me mène. Passe un véhicule, puis deux, trois, quatre… Tiens, presque tous les visiteurs sont partis. Et puis, finalement, s’arrête un couple avec un enfant. Sidney (au volant), Bia, et Francisco m’emmènent à Lençois, et durant le trajet je découvre qu’ils ont vécu en France quelque temps, qu’ils parlent parfaitement et on est partis pour une conversation franco-portugaise. Une fois arrivés à destination, comble du luxe, j’ai même le temps d’aller savourer un jus de fruits frais avec eux, avant de prendre le fameux bus pour Palmeiras, et réaliser lors de ma rêverie éveillé jusqu’au camping qu’en effet, le monde est vraiment « formidável ». Il suffit juste d’y croire.

Unos locales me dicen que un autobús conecta Lençois a Palmeiras y pasa por la ruta. De allí podría llegar a mi campo de base. Pero a veces no pasa, o no se detiene, o esta lleno (y por ende, no se detiene)… Ante tanta incertidumbre, hay que hacer una sola cosa: nada. Emprendo la bajada, listo para hacer « dedo » y poder sacar conclusiones de esta practica en Brasil. Pasa un vehículo, dos, tres… y luego, se detiene un cochecito. Una pareja y un enano rubio. Sidney, Bia y Francisco, el compañero pícaro, me llevan hasta Lençois, donde tomaré un « ônibus » a Palmeiras. Durante este viajecito, descubro que vivieron en Francia, y naturalmente, se impulsa una conversación franco-portuguesa. Con olor a sudor, mermelada de guayaba, sonrisa de niño y humedad serrana. El colmo de la suerte y del lujo me da tiempo de compartir una rica bebida frutal con ellos. Durante el segundo viaje, sentado en el pasillo del colectivo lleno (tuve que negociar para entrar), una vez más sueño despierto. Una vez más, compruebo al llegar a mi camping, que el mundo realmente es « formidável ». Solo es cuestión de creerlo.

Publicités

Une réflexion sur “Brèves de routard. O mundo é formidável.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s