Brèves de routard. Tres hojas de coca (poème THC)

Todos pensaron en la marihuana! Perversos drogadictos! Dejo algunas líneas (y tres hojas de ofrenda) dedicadas a las maravillosas montañas peruanas, en la sección de los « relatos en el camino »:

Tres hojas de coca para entregar

Tres hojas de coca para entregarse

Tres hojas de coca para aliviar el camino

Tres hojas de coca para callar, para expresar

Tres hojas de coca por los cambios sucedidos, sucediendo y por suceder

Tres hojas de coca para agradecer

Tres hojas de coca es poco, por recibir tanta energía

Tres hojas de coca para tres montañas

Apu Salkantay, Apu Pumacillo, Apu Machu Picchu

Bande de pervers drogués! THC = Tres Hojas de Coca. Voilà quelques vers (et quelques feuilles de coca en offrande) pour les montagnes péruviennes, stars de cette (très) brève de routard:

Trois feuilles de coca à livrer

Trois feuilles de coca pour se livrer

Trois feuilles de coca pour alléger son chemin

Trois feuilles de coca pour se taire, pour s’exprimer

Trois feuilles de coca pour les changements réalisés, ceux en cours et pour les futurs

Trois feuilles de coca pour remercier

Trois feuilles de coca c’est bien peu, cuand on reçoit autant d’énergie

Trois feuilles de coca pour trois montagnes

Apu Salkantay, Apu Pumacillo, Apu Machu Picchu.

DSC06121

Lost in traslación.

Durante cinco días, he dejado de existir. Según los carabineros de Chile. Parecían enojados y ofendidos que un ciudadano extranjero haya estado en su territorio sin registro formal. Sin embargo, estuve. Estuve abriendo otra dimensión en el tiempo y el espacio. Recorrí ríos pícaros, lagos amigables. Me embarré, conversé con colibrís, saludé a pobladores-guías en el camino. Mis pies recuerdan las asperezas de cada roca, mis ojos se mezclaron con el turquesa de las aguas, hasta mi pelo rizado se tiñó de felicidad solar, al ver los gigantes de granito y las estrellas de consuelo del valle de Cochamó.

Pendant cinq jours, j’ai cessé d’exister. Enfin, selon les « carabineros » chiliens. Ils avaient l’air relativement fâchés qu’un étranger envahisse leur territoire sans registre formel et légal. Et pourtant, j’ai bel et bien existé. J’ai ouvert une faille spatio-temporelle, un bon petit trou dans l’epace et le temps. J’ai longé des fleuves espiègles, des lacs très amicaux. Je suis mis dans la boue jusqu’au cou, j’ai discuté avec des colibris, j’ai salué les habitants-guides de la région le long du sentier. Mes pieds mémorisent encore chaque aspérité de chaque roche, mes yeux se sont mêlés au turquoise des eaux, et même mon cuir chevelu frisé s’est quelque peu teint en blond sous l’effet du bonheur solaire, bonheur suscité par les géants de granit et les étoiles réconfortantes de la vallée de Cochamó.

Cuenta la versión oficial que el día 20 de enero, los que serán conocidos como « los tres argentinos y el francés » evadieron un control de inmigración en el retén de carabineros del Paso El León, el paso Internacional Río Manso. Estos infractores clandestinos han sido castigados como corresponde: lo dice la resolución de expulsión del territorio chileno. Al final, el trámite demoró mas de tres semanas.

La version officielle des faits vous dira que le 20 janvier, des jeunes gens connus comme « les trois Argentins et le Français » ont volontairement évité un contrôle migratoire au poste frontière Paso El León. Ces infracteurs clandestins, bien entendus, ont été durement et sévèrement punis: la résolution d’expulsion du territoire chilien le confirme. Et finalement, tout cela a duré plus de trois semaines.

Esto es un punto de vista. Creo que ademas de su irresponsabilidad del momento, estos chicos, que se presentaron voluntariamente cuando tuvieron la oportunidad, han sido víctimas de cierto autoritarismo mediocre, el mismo que suelda escamas de indiferencia encima de la humanidad de nuestras pieles. También han enfrentado un huracán patriarcal de otros tiempos, el que quiso apagar sus velas-almas de niños aventureros, en vano.

Mais tout cela, c’est seulement un point de vue parmi tant d’autres. Je crois qu’en plus de leur irresponsabilité du moment, qui ne souffre aucune contestation, ces jeunes gens, qui se sont présentés de leur propre chef au premier comissariat venu, ont été victimes d’un autoritarisme médiocre, le même qui soude des écailles d’indifférence sur notre couche de peau humaine. Ils ont également affronté un ouragan patriarcal dépassé et archaïque, un ouragan qui a voulu souffler leurs âmes-bougies de gamins aventuriers, en vain.

Ya que acabo de volver, no puedo relatar todo ahora. Entregaré detalles y anécdotas a través de los capítulos de la novela del verano, para mantener viva la intriga de la historia de « como aprendí a estar muerto ». Hasta pronto.

Je viens à peine de rentrer, je ne vais pas tout vous raconter tout de suite. J’en profiterai pour vous conter les détails du voyage, les anecdotes à travers les différents chapitre du roman. Tout cela pour prolonger le suspense et maintenir l’intrigue de l’histoire de « comment j’ai appris à être mort ». À suivre.

DSC04049 bis

Brèves de routard. O mundo é formidável.

Pourquoi donc cette phrase, et pourquoi en portugais? En voyage, avec Nico (eh oui, encore lui!), à chaque fois qu’une situation semblait compliquée, surgissait une (ou plusieurs) personne de nulle part. Elle facilitait notre voyage tout d’abord, et laissait une trace indélébile de son passage. Et nous avions l’habitude de dire, à chaque fois qu’un pépin se résolvait, ce fameux « le monde est formidable ». Aujourd’hui, je voulais vous raconter un de ces moments, que j’ai eu la chance de vivre au Brésil, mais seul cette fois-ci.

A ver. Por qué un titulo de nota en portugués? Y qué es esto, que el « mundo es formidable »? En realidad, varias veces durante mis viajes, acompañado del gran amigo Nico (siempre él!), cada vez que surgía alguna complicación, aparecía alguien o algo. Soltaba las trabas del viaje en primer lugar, y luego dejaba un recuerdo en tinta imborrable. Y siempre, como testigos de esta suerte del viajero, agradeciendo a nuestro invisible ángel de la guardia, solíamos enunciar esta oración, « el mundo es maravilloso ». Hoy me toca contar uno de estos momentos, pero sin mi dupla viajera.

L’été dernier, j’ai eu la chance de connaître le Brésil, et notamment le ‘Parc National’ Chapada Diamantina (on y reviendra). Parmi les sentiers proposés, il y en avait un reliant le Valé do capão, où je campais, au pic du Père Inacio (Morro do Pai Inacio). Seulement, là-bas, on me déconseilla d’y aller sans guide (c’est long, tu ne connais pas, tu vas t’y perdre) etc etc… Oui mais voilà, je suis un peu radin, j’ai une boussole et un peu d’expérience en rando. Allez, on se lance, et comme on dit chez nous, inch’allah… Me voici donc parti pour une belle journée de randonnée qui commence par un petit voyage en moto-taxi! J’avais déjà eu l’occasion de connaître ce mode de transport en Colombie mais ça m’a fait bien plaisir de le retrouver !

El verano pasado, por primera vez fui a Brasil, tuve la inmensa suerte de viajar por el famoso y pintoresco « Nordeste », y dentro del recorrido, estuve en el « Parque Nacional » (esto también será objeto de una nota) Chapada Diamantina. Dentro de los senderos a disposición del caminante, uno conectaba el « Valé do Capão », donde me encontraba, con el cerro del Padre Ignacio (Morro do Pai Inacio). Me interesaba mucho el camino, parecía precioso y se podía hacer en un día. Sin embargo, todos los « guías » me recomendaban contratar a alguien (por su puesto), y argüían que si iba sin guía, me iba a perder. Soy un poco « rata » como dicen los argentinos, y sobre todo, tengo una brújula, me manejo mas o menos en la montaña. Entonces, vamos, y como decimos en árabe, inch’allah! El día estaba hermoso, y con esta predisposición emprendí mi viajecito, comenzando por unos 12 kilómetros recorridos en moto-taxi – recordándome Colombia – hasta el principio del sendero.

pai inacio

C’est donc parti pour la marche, et c’est vrai, le chemin est compliqué ! Il y a des tonnes de petits sentiers qui semblent tous mener au Pai Inacio. Heureusement, mon appareil photo/boussole, instrument de navigation et loisir du 21e siècle, m’aide à ne pas perdre le nord et je passe sur de blancs sentiers, à travers un bois brûlé, je zigzague et traverse plusieurs cours d’eau ou je trempe aussi mes pieds lors de pauses, avant de voir un pont, et des camions en hauteur, circuler sur la route. J’y suis presque ! Je traverse le pont, croise un beau serpent, un « cobra coral » (je ne sais plus si c’était un vrai ou un faux serpent corail), puis je marche sur la route menant à mon mont (encore 2/3 kilomètres d’asphalte).

Empieza entonces el camino. Sendero de tierra blanca, pájaros verdes, hojas rojas, amarillas, bosquecitos negros por la quemadura, aire dulce y caliente, silencio compacto. Paso cerca de una casita, donde un perro me recibe y me indica que estoy en el camino indicado. El sendero no es fácil, pero voy bien. Los riachos y cursos de agua cantando me guían y acarician mis pies descalzos en las breves pausas, mi brújula/cámara, como un instrumento del navegador moderno, aprueba cada uno de mis pasos, el norte húmedo y rojo se acerca, los cerritos del Pai Inacio se hacen lomos de elefantes, ya estoy llegando. Y finalmente, cruzo un puentecito, cruzo una cobra coral (ay, veneno!), cruzo la carretera. Quedan un par de kilómetros para finalizar mi cruzada del día.

pai inacio1

Une fois arrivé, je monte et le spectacle peut commencer, ou devrais-je dire, continuer! Le coucher de soleil, les différents points de vue à 360 degrés, le regard dirigé au loin (et plein de satisfaction) vers le Capão, d’où je viens, les photos potentielles (comme celle du reflet de la montagne sur une flaque à côté de laquelle je me tiens) font que je me sens serein là-haut. Mais il faut (déjà) penser au retour, et surtout: comment vais-je rentrer, à la nuit tombée, jusqu’au Capão?

Al llegar, subo al « mirador » y comienza el espectáculo. O mejor dicho, ¡sigue! Puesta en escena del sol. Reflejos rojizos goteando en charcos. Viento resonando en pozos de acantilado. Todos los ingredientes hacen su efecto: se cocinó, a lo largo del día, un rico caldo de serenidad. Pero ya tengo que pensar en la vuelta, en como llegar de nuevo al Capão!

pai inacio2

Apparemment, il y a un bus, qui va de Lençois jusque Palmeiras, ville de laquelle je peux rejoindre mon camping ensuite. Mais le bus passe de nuit, en général, ou ne s’arrête que s’il a de la place, ou ne s’arrête pas, ou alors ne passe pas tout le temps… Euh, devant l’incertitude, une seule chose à faire: rien. Je descends donc du Pai Inacio, prêt à faire du stop et voir où cela me mène. Passe un véhicule, puis deux, trois, quatre… Tiens, presque tous les visiteurs sont partis. Et puis, finalement, s’arrête un couple avec un enfant. Sidney (au volant), Bia, et Francisco m’emmènent à Lençois, et durant le trajet je découvre qu’ils ont vécu en France quelque temps, qu’ils parlent parfaitement et on est partis pour une conversation franco-portugaise. Une fois arrivés à destination, comble du luxe, j’ai même le temps d’aller savourer un jus de fruits frais avec eux, avant de prendre le fameux bus pour Palmeiras, et réaliser lors de ma rêverie éveillé jusqu’au camping qu’en effet, le monde est vraiment « formidável ». Il suffit juste d’y croire.

Unos locales me dicen que un autobús conecta Lençois a Palmeiras y pasa por la ruta. De allí podría llegar a mi campo de base. Pero a veces no pasa, o no se detiene, o esta lleno (y por ende, no se detiene)… Ante tanta incertidumbre, hay que hacer una sola cosa: nada. Emprendo la bajada, listo para hacer « dedo » y poder sacar conclusiones de esta practica en Brasil. Pasa un vehículo, dos, tres… y luego, se detiene un cochecito. Una pareja y un enano rubio. Sidney, Bia y Francisco, el compañero pícaro, me llevan hasta Lençois, donde tomaré un « ônibus » a Palmeiras. Durante este viajecito, descubro que vivieron en Francia, y naturalmente, se impulsa una conversación franco-portuguesa. Con olor a sudor, mermelada de guayaba, sonrisa de niño y humedad serrana. El colmo de la suerte y del lujo me da tiempo de compartir una rica bebida frutal con ellos. Durante el segundo viaje, sentado en el pasillo del colectivo lleno (tuve que negociar para entrar), una vez más sueño despierto. Una vez más, compruebo al llegar a mi camping, que el mundo realmente es « formidável ». Solo es cuestión de creerlo.

Brèves de routard. La grotte aux mains.

Et non la crotte aux nains ! Bon, c’est un trip qui date de novembre que je suis censé vous conter aujourd’hui, et comme je suis très en retard, je ne serai pas aussi long que d’habitude. Je vous dirai seulement que je suis allé visiter la Cueva de las Manos, la fameuse grotte aux mains située près de la non moins fameuse route 40. Au menu, peintures rupestres et tout le tralala, mais presque comme toujours, plus que la destination, retenons le chemin.

Nous étions arrivés la veille au « camping Raul » de Perito Moreno (ça aussi, ça vaudra un article, tiens) et le lendemain, nous partions en directions de « la grotte ». Descendre d’une estancia (clés cachées sous le paillasson et franchissement de barrières avec autorisation d’un peon), traverser une partie de la vallée du fleuve Pinturas, raconter des charades et devinettes et finalement arriver à la cueva, ce fut génial. Bien entendu, ce site est le plus fréquenté et touristique, il y a des tas de lieux cachés et inconnus. Le temps, Marcel, le temps…

Hoy me toca describir y contar sobre un lugar hermoso, un valle entre la meseta y la cordillera, que me tocó visitar hace bastante tiempo, en noviembre del año pasado. Se trata de la famosa Cueva de las Manos, cerca de la mas famosa ruta 40. El lugar es muy conocido por sus pinturas rupestres, pero como casi siempre en un viaje, mas allá del destino, lo que importa es el camino.

El día anterior, habíamos llegados al « camping Raúl », en Perito Moreno (en algún momento les tendré que contar sobre el dueño de este lugar, vale un articulo), pues luego de haber pasado una noche allí, partimos hacia « la cueva ». Para resumir lo lindo que fue este viaje, llegamos a una estancia donde habían dejado la llave de la tranquera bajo una roca (y que nunca encontramos, pero por suerte la tranquera era abierta!), bajamos a una parte del hermoso valle del río Pinturas, que nos llevó, contando chistes y haciendo acertijos, hasta la cueva, donde empezaba la visita « oficial ». Por supuesto, existen decenas de lugares de este tipo, mas escondidos y mas preservados, seguramente. Pero el tiempo es el verdadero lujo, el tiempo de recorrer y buscar mas…

Brèves de routard. Pick-up staïle.

En voiture, Simone ! Après les joies de l’harmonica, un autre plaisir de voyage en Argentine et au Chili, c’est le stop « à dos de pick-up ». Les camionetas de là-bas, en général ouvertes derrière, à l’américaine, sont une aubaine pour les voyageurs à budget serré (oui, les pauvres, quoi). Je ne vais pas vous faire la pub du 4*4 pick-up, vous en connaissez déjà les attraits et avantages pour l’autostoppeur : gratuité, voyage en plein air, admiration à loisir du paysage, photos, films… En plus, on peut siffler les jolies filles sur la route, elles ne nous repèreront pas ! Collection d’images, avec le petit Nico en modèle phare, comme d’habitude :

Vamos de paseo… en 4*4! Después de la armónica, otro placer que tuvimos en el viaje entre Chile y Argentina fue hacer dedo en camionetas; además, es una forma muy barata de viajar, para los que tienen presupuestos ajustados! Las « pickup » están abiertas como las americanas, y es algo poco común en Francia, aun en zonas rurales. No les voy a enseñar las ventajas de este modo de transporte: viaje al aire libre, gratis, contemplación del paisaje, sensación del viento en la cara, tomar fotos, vídeos, y la posibilidad de mirar rápidamente a las mujeres sin que se den cuenta! Ahí vienen unas imágenes, con Nico como protagonista principal, como siempre :

En plus dynamique, ça donne ceci, avec pour vous la traversée de la frontière par le Paso Pino Hachado, et l’arrivée sur Villa Pehuenia, dans la province de Neuquén:

Para tener una idea del movimiento, aquí está un tramo corto de la travesía de la frontera, el paso Pino Hachado y la llegada cerca de Villa Pehuenia, en la provincia de Neuquén :

Bon, l’inconvénient du pick-up (oui, y’en a), quand le terrain est poussiéreux et qu’on a de la barbe et un gros nez, est le suivant :

Uno de los inconvenientes de viajar atrás (sí, los hay), cuando hay mucho polvo y que uno tiene barba y es narigón, es el siguiente :

Mais évidemment, le jeu en vaut la chandelle !

Pero « recontra » vale la pena !

Brèves de routard. L’homme à l’harmonica.

Non, il ne s’agit pas d’une parodie de Morricone, à la limite, ce pourrait être un bon vieux western chilien, où deux gars sont sur le point d’entamer un duel duquel un seul ressortira vivant… À la place, il est question d’un bout de voyage, pendant lequel le rythme de l’harmonica a bercé nos tribulations, rendant le stop et les temps morts plus agréables et tranquilles. Et quoi de mieux qu’on bon mate argentin pour accompagner ces heures sur la route, dans l’attente du prochain véhicule, à Chiloé, à la frontière argentine, sur le bateau, ou suite au mémorable tour du volcan Lonquimay… Merci Nico !

No se trata de una banda sonora al estilo Morricone, a lo sumo podría ser un duelo entre dos seudo vaqueros franceses, en el medio de Chile, acercándose al momento decisivo, donde sólo uno puede sobrevivir… Pero eso no es, se trata de un viaje por tierras desconocidas, en el cual la armónica nos acompañó siempre, volviendo el recorrido agradable y sencillo, muy tranquilo. Asociado al ahora imprescindible mate argentino, el dedo y las esperas en la carretera fueron momentos bonitos, fáciles también. En la carretera Austral, Chiloé, a la frontera con Argentina, arriba del volcán Lanín o alrededor del Lonquimay… Gracias Nico!

Voilà l’artiste en action, à Quellón, sur l’île de Chiloé :

Aquí está el músico en acción, en Quellón, isla de Chiloé:

Et puis allez, pour le plaisir :

Y para el placer de los que recuerden esta película:

Brèves de routard. Il n’y a que Lonquimay qui m’aille !

Lors de mon dernier voyage, avec Nico on a principalement eu deux activités : découvrir le monde (naturellement) et… faire des blagues vaseuses. Le titre de l’article est ainsi l’un des nombreux jeux de mots moisis qui ont fusé cet été. Mais revenons à nos moutons avec le circuit Lonquimay, volcan se situant dans la région de Temuco, au centre de la réserve Malalcahuello-Nalcas – prononcer « Malalca-ouais-yo ». Un couple de français, Charlotte et Arnaud, rencontrés à Caleta Tortel, nous avaient raconté un peu l’endroit, et étant donné que le Villarrica serait à coup sûr assailli par les touristes, et que ça ne correspondait pas vraiment à l’esprit du voyage, l’option était envisageable. Et puis le trip était alléchant : environ cinq jours à faire le tour du volcan, passant par un champ de lave, des forêts d’araucarias – un sacré bel arbre – entre autres, sont les arguments qui nous ont décidés à faire cette rando. Après l’arrivée dans le village de Malalcahuello, les dernières provisions achetées et la visite dans le bureau de la CONAF (administration des parcs), nous étions partis. Il est 16h30 (oui, c’est un peu tard), les touristes s’engouffrent dans le chemin qui les mènera vers un sentier merveilleux…

Disculpen el titulo, es un chiste en francés que no podría traducir. Hoy les voy a contar un poco sobre un circuito que hicimos el verano pasado, alrededor del hermoso volcán Lonquimay, cerca de la ciudad chilena de Temuco, en el corazón de la reserva natural Malalcahuello-Nalcas. Habíamos conocido a una pareja de franceses en Caleta Tortel, que nos habían recomendado hacer esta caminata. El problema era que demoraba unos 5 días, lo que nos hizo dudar en realizar el trekking. Pero al final nos fuimos, sabiendo que el recorrido se podía acomodar (y que eramos tremendos caminantes, jaja). Pues luego de pasar por la oficina de la CONAF (parques nacionales), a eso de las 16.30, empezamos rumbo al volcán, su campo de lava y sus bosques de araucarias, unos de los mas bonitos que vi en mi vida!

La première étape nous mène à travers une sublime forêt d’aracaurias, ces arbres-champignons-guirlandes de Noël, et s’offre déjà à nous le Lonquimay, fil rouge de la marche à accomplir. On est en avance sur les temps indiqués par le guide, on pousse donc jusqu’à trouver un point d’eau – important pour la suite de la rando – et lorsque le jour commence à poindre, et après avoir bien marché, le lieu idéal se présente tout seul. Nous avons le Lonquimay derrière nous, et devant une magnifique vallée, couronnée d’un beau coucher de soleil, et détail non sans importance, un silence absolu. Et quand je dis absolu, je ne mens pas : pas de vent, pas d’insectes, pas de bruits d’animaux… C’est impressionnant, et pour le coup, il faudrait se mettre à chanter Life On Mars de David Bowie. Mais on opte pour le silence :

El primer tramo de nuestro largo recorrido nos lleva entonces en un bosque de araucarias, especies de árboles-hongos-guirnaldas de Navidad, y a penas entrados en el bosquecito inicial, podemos ver aparecer el Lonquimay, como hilo conductor de la caminata. En busca de un punto de agua, donde haremos noche, seguimos un poco mas allá de donde habíamos previsto, y nos encontramos de repente en otro planeta. Se esta poniendo el sol, la luz es increíble, y durante un largo rato, no se escuchará nada, ni el viento, ni los insectos. Se trata de puro silencio… Habremos llegado a Marte? A pesar de las ganas de cantar Life on Mars de Bowie, decidimos callar y mirar este regalo de la naturaleza:

Le lendemain, commençait « la » grosse journée. Comme je vous l’avais dit, le but était de grignoter du temps sur le parcours indiqué par le guide, afin de traverser plus vite du côté argentin, et aussi parce qu’apparemment, la pluie s’annonçait deux jours plus tard. C’est donc à un rythme constant et rapide que nous parcourons les quelque 30 kilomètres de l’étape, en prenant ceci dit le temps de faire des pauses et surtout d’admirer les paysages se trouvant face à nous, les mélanges de couleurs, la végétation…

Al día siguiente empezaba el tramo pesado que les contaba antes. El objetivo era tener un ritmo rápido y regular, sostenido todo el día, para ahorrar tiempo y llegar mas temprano. Ademas, los pronósticos decían que el clima se iba a deteriorar, pues con más razón, había que « meterle pata ». A este ritmo constante, recorrimos unos 30 kilómetros, pero sin olvidarnos de  sacar fotos, hacer pausitas y disfrutar del paisaje, estas mezclas de colores, la vegetación…

Petit à petit, la boucle se referme, on s’approche du Lonquimay et son cratère Navidad (en haut à gauche) – car l’éruption eut lieu le jour de Noël -, un monticule de cendres accumulées qui, finalement, mesure environ 100 mètres de diamètre ! Encore une fois bluffés par les couleurs, le rougeâtre du bout du cratère se mêlant au gris/noir du sable environnant, on continue d’avancer, déjeunant à un point de vue sur le volcan (terrasse en volcan, et tout ça gratuit). Puis l’on termine la boucle, et la dernière partie étant banale et surtout longue pour pas grand-chose, on décide donc de faire du stop. Quelques minutes plus tard, surgit une voiture que l’on avait vue à l’aller: à son bord, un historien et une documentaliste chiliens, passionnés des chemins de fer et de l’aviation (pour de vrai). On discute, on apprend des tas de choses sur les indigènes, le train, et la vie au Chili, et l’on a même droit à un tour de manège dans le tunnel Lonquimay, qui passe sous la montagne. Après quoi, on est déposés près de la CONAF pour y passer la nuit et repartir le lendemain avec nos sacs, et surtout nos têtes, chargés d’anecdotes. Je vous l’ai dit, le monde est formidable.

Y poco a poco, la vuelta se cierra, llegamos al cráter Navidad, un volcancito creado por la erupción del Lonquimay (el dia de Navidad, justamente) cuyo diametro mide alrededor de 100 metros! Una vez más, quedamos asombrados por los colores, los tonos de rojo añadiéndose a los grises raros de la arena de las pendientes, los cerros blancos en el fondo, la roca volcánica… Ya era tiempo de seguir, el ultimo tramo del trek era aburrido, pues decidimos hacer dedo, aver si nos llevaba alguien hasta el pueblo. Y el colmo de nuestra suerte hizo que una pareja compuesta de un historiador y una bibliotecaria nos paseó, contando historias del ferrocarril, de la aviación, de las poblaciones indígenas y llevándonos bajo el túnel Lonquimay. Que bonito aprender tantas cosas en tan poco tiempo! Al final llegamos a la oficina de la CONAF donde acampamos, para salir al día siguiente hacia la frontera. Se terminaba el viaje en Chile, íbamos a volver a Argentina con las mochilas y las cabezas llenas de recuerdos. Y como ya lo dije varias veces, el mundo es maravilloso.